Tu ne tueras point

Tu ne tueras point

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Mel Gibson est de retour derrière la caméra avec un biopic historique poignant. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, alors que la guerre fait rage dans le Pacifique entre les États-Unis et le Japon, le jeune Desmond (joué par Andrew Garfield) s’engage dans l’armée américaine mais ne souhaite ni porter d’arme, ni tuer. Inspiré d’une histoire vraie, le film retrace la vie et le combat d’un homme aux convictions fermes et définitives.

Le film de guerre est un exercice pour le moins difficile. Lorsque l’on s’attaque à une histoire vraie, la difficulté est d’autant plus importante. Mel Gibson revient derrière la caméra dix ans après sa dernière réalisation Apocalypto (en 2006) pour raconter l’histoire de Desmond T. Doss, infirmier pendant la Seconde Guerre Mondiale au cours de la bataille du Pacifique. Desmond était un jeune homme plein de conviction, croyant de surcroît, souhaitant servir son pays sans tuer ni même blesser qui que ce soit. Comme le titre l’indique, « Tu ne tueras point », 6ème Commandement de l’Ancien Testament, le film est très porté sur la question religieuse, comme devait l’être Doss dans la réalité. L’exagération peut agacer et même exaspérer, notamment dans un tel contexte. On ne peut pas retirer l’interprétation géniale d’Andrew Garfield qui, après s’être fait remarqué du grand public après The Amazing Spider Man, poursuit sa jeune carrière avec un rôle parfaitement joué.

Autre point noir. Les amateurs de film du genre remarqueront le manque de réalisme des scènes de guerre (qui n’arrivent qu’au cours de la deuxième moitié du film). Un manque de réalisme, dommageable pour un biopic, qui font de ce film non pas un film de guerre au sens strict, mais le récit d’une vie sur un champ de bataille. L’accent est mis sur l’atrocité et le barbarisme du combat face au japonais, dépeints comme des barbares déraisonnés et non pas comme des soldats courageux qui se sacrifient pour leur pays. Les effets visuels sont efficaces et l’horreur de la guerre est frappante. Petit conseil pour finir : la VF est à proscrire. Les cris de Vince Vaughn pendant l’entraînement des troupes semblent étouffés et sonnent faux. De quoi faire regretter le bon vieux Full Metal Jacket