Rencontre avec Zoufris Maracas

Rencontre avec Zoufris Maracas

huis clos

Avec la sortie de leur nouvel album-live Le Live de la Jungle le 14 octobre et un concert à la Puce à l’Oreille le 20 octobre prochain, les Zoufris Maracas s’installent un peu plus dans le paysage musical français. Qui sont ces ouvriers de la musique du monde ? Quelle est leur histoire ? Vin’s, le chanteur du groupe, a répondu à nos questions.

  •  Bonjour Vincent, vous êtes le chanteur des Zoufris Maracas. Mais qui sont les « ouvriers de la chanson » ?

Nous avons commencé par jouer dans le métro tous les jours pendant trois ans. Une fois remarqués, nous avons joué deux fois par semaine pendant deux ans. Puis un peu partout dans les rues de Marseille et de Paris. Nous jouions même devant chez notre voisin algérien. Devant toutes les petites pièces empilées, un beau jour est né notre groupe : les Zoufris Maracas.

  • Pouvez-vous présenter chaque membre du groupe et leur rôle (instruments, écriture…) ?

Nous sommes sept dans le groupe. Il y a Micho à la guitare rythmique. Pitery à la basse. François à la batterie. Brice à la trompette. Philipe avec sa guitare solo. Guillaume se charge du son. Et moi (Vin’s ndlr) je chante et j’écris les paroles.

  • Vous avez commencé à écrire lorsque vous étiez sans emploi, vous avez joué dans le métro, pouvez-vous nous parler de votre parcours  ?

Pour faire simple, la fin (ou la faim) justifie les moyens. Micho et moi, nous nous sommes rencontrés quand on était jeune à Sète. On a voyagé en Afrique, au Niger, au Mali et au Burkina Faso où on jouait du Brassens et du Brel avec une guitare à quatre cordes… Quand je suis revenu, j’étais au chômage et j’ai commencé à écrire. On s’est retrouvé dans les rues de Paris, puis dans le métro où nous avons rencontré Titi (figure de la scène underground parisienne) qui nous a invités à participer à un festival dans les bars. Il nous a aussi présentés François avec qui nous sommes entrés en studio. Nous avons pu monter sur scène grâce au groupe La Rue Kétanou. Nous avons commencé une petite tournée des festivals et rapidement, Brice et Mike nous ont rejoints.     

  • Qu’est-ce qui vous a poussé à la musique ? A en faire et à la partager ainsi  ?

C’est comme l’impression tenace de pisser dans un violon. Dans la rue Saint-Ferréol de Marseille, j’essayais de sensibiliser les gens à l’environnement, à l’écologie, aux dangers du paternalisme destructeur des ONG occidentales.

  • Quel message voulez-vous faire passer avec votre musique  ?

Que les rues commerçantes… c’est bidon, comme la rue Saint-Ferréol d’ailleurs.

  • Quel est votre meilleur souvenir au sein du groupe (concert, studio, rencontre) ?

En 2012, nous avons eu la chance de jouer au festival de Granby. Le festival international de la chanson francophone. Nous étions les premiers à passer et c’était la première fois que nous jouions dans une église devant un parterre de croyants. (les concerts se déroulent à la United Church, une petite église au cœur de la ville de Granby ndlr)

  • Quels artistes vous-ont influencé  ?

Il y en a beaucoup… Notre musique s’inspire des musiques du monde, de l’Afrique à l’Amérique du Sud en passant par la musique manouche et bien-sûr française. Je peux citer par exemple Bonga, Yma Sumac, Jacques Brel, Georges Brassens, Joao Gilberto, Extra musica ou encore Pierre Akendengué.

  • Vous sortez le 14 octobre votre premier album live « Le Live de la Jungle », qu’est-ce que ça donne les Zoufris Maracas en concert ?

Comme pour tous les groupes, c’est là que la musique prend vie. Nos concerts sont plutôt cool. Tout le monde danse, ça chauffe. On ne se prend pas au sérieux. Ça rit, ça crie. On se déshabille de toute méfiance en prenant du plaisir.

  • Pourquoi sortir un album live ?

Les gens nous le demandaient. On y a réfléchi et ça nous semblait assez intéressant. Intéressant notamment d’enregistrer des versions de nos chansons un peu plus « pêchues » par rapport à ce qu’on peut retrouver sur nos albums classiques.

  • Qu’est-ce que vous écoutez comme musique en ce moment et pourquoi ces groupes ou ces chanteurs ou chanteuses ?

En ce moment j’écoute Angelo Debarre. C’est du jazz manouche. Ça me détend bien.

  • D’autres grands projets pour l’avenir ? Notamment le Cabaret Sauvage le 29 octobre (pour la 2ème ou 3ème fois) ?

On va essayer de continuer. De conserver la flamme qui nous pousse. Et ce sera déjà pas mal !

  • Votre rêve ou but à atteindre avec le groupe ?

Faire voyager notre musique ! Pourquoi ne pas aller dans les Caraïbes, en Amérique du Sud et au Bénin.

  • La chanson qui représente le mieux votre esprit ? (l’une des votre ou d’un autre groupe)

Si je devais en choisir une, ça serait notre chanson : J’aime pas travailler

  • Pour conclure, pouvez-vous définir l’esprit des Zoufris Maracas en 3 adjectifs ?

L’esprit des Zoufris Maracas en trois adjectifs : vivant, pas pressé et épicurien.

 

Jeudi 20 octobre à 20h45

La Puce a l'Oreille - Riom

04 73 38 75 82

www.lapucealoreille63.fr

 

Images