La La Land

La La Land

Broadway en XXL
pop corn

Mis à part si vous vivez enfouis depuis à peu près 3 ou 4 mois, vous avez probablement déjà entendu parler du film La La Land. Cette comédie musicale réalisée par le jeune et talentueux réalisateur Damien Chazelle connaît un succès monstre, tant d’un point de vue commercial qu’économique. Avec d’ores et déjà les Golden Globes du meilleur acteur et de la meilleure actrice pour Ryan Gosling et Emma Stone, la comédie musicale a égalé le record de nominations aux oscars de « Titanic » et « Eve ».

Si on devait définir La La Land en une phrase, on pourrait dire que cette comédie musicale est un OVNI visuel et temporel par lequel le jazz retrouve sa splendeur. Quand Damien Chazelle, le réalisateur, propose le projet au studio en 2010, le fait que le personnage principal soit un grand amateur de jazz et que la comédie musicale ne comporte pas de « tubes » (comme dans Mama Mia ou Le Moulin Rouge par exemple) posent problème. Damien Chazelle garde son idée en tête et propose en 2014 le chef d’œuvre Whiplash. Fort de ce succès, le projet La La Land peut prendre vie. Cette fois encore, le jeune réalisateur partage son amour pour la musique, et notamment pour le jazz. Avec Emma Stone et Ryan Gosling, duo d’acteurs habitué à jouer ensemble (Gangster Squad, Crazy Stupid Love) Chazelle peut s’appuyer sur une complicité qui fonctionne parfaitement à l’écran.

 

Pour les yeux et les oreilles

La La Land est à la fois une œuvre esthétiquement et visuellement splendide mais aussi une ode au jazz inspirée. Quelques points négatifs tout de même, l’intrigue « amoureuse » un peu bateau, sans véritable nouveauté si ce n’est le contexte. Le début du film est aussi quelque peu longuet, seulement le temps de plonger le spectateur dans une atmosphère et une ambiance précise. Pour le reste, la réalisation est maîtrisée et magique. La double perspective constante que nous propose Chazelle est surprenante et tient du génie. Tout au long du film, nous avons l’impression d’être immergé dans les années 50-60 (période de l’avènement du jazz « populaire ») tandis que l’histoire se déroule bel et bien de nos jours. Le réalisme de notre époque (moderne) s’oppose au rêve et à la nostalgie incitée par les décors et studios d’Hollywood en toile de fond. Visuellement aussi, cette comédie musicale est une réussite. Colorée, glamour, festif… le tout est bercé par une constante mélodie jazzy (ou tout du moins inspirée du jazz) et édulcoré par d’innombrables références cinématographiques qui sont les bienvenus et qui ont fondé, au fil des années, la splendeur du cinéma.

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