La Folle Histoire de Max et Léon

La Folle Histoire de Max et Léon

pop corn

Au fil des années 2000, le duo Grégoire Ludig et David Marsais, alias le Palmashow, est devenu l’une des nouvelles références comiques pour toute une génération. Avec Very Bad Blagues ou la Folle Histoire du Palmashow, sur internet ou sur D8, les sketches et autres remakes (d’émission ou de films) deviennent cultes et sont repris dans les cours d’écoles ou dans les bureaux entre collègues. En 2016, c’est la consécration. Le Palmashow passe au niveau supérieur et se lance sur grand écran, toujours accompagné de leur réalisateur Jonathan Barré. Il était une fois, La Folle Histoire de Max & Léon.

Pour celles et ceux qui sont habitués à l’humour du Palmashow, avec La Folle Histoire de Max & Léon, vous ne serez pas dépayser. Le film est construit tel un enchaînement de sketchs de plus d’une heure et demie. Sur le thème de la Seconde Guerre Mondiale, les aventures des deux comparses rappellent des comédies cultes qui ont marqué les générations comme La Grande Vadrouille ou la série La Septième Compagnie. Ces comédies sont des sources d’inspirations évidentes pour ce long métrage, mais ne sont pas copiées. Le « style » Palmashow est présent tout au long du film, sans jamais perdre le fil d’un scénario plein de rebondissements. L’humour est absurde, décalé, anachronique et tout simplement jouissif dans un contexte pourtant difficile. Un contexte qui traite de l’engagement obligatoire dans l’armée, de la collaboration et de l’antisémitisme nazi.

La bande-annonce ne dévoile que peu de gags pour le plus grand plaisir des spectateurs qui s’esclaffent en découvrant chaque scène. Les nombreux acteurs invités (comme Kyan Khojandi, Jonathan Cohen ou Monsieur Poulpe et bien d’autres) permettent de dynamiser les saynètes qui construisent le film. Les répliques sont percutantes, pertinentes et efficaces, dignes des meilleurs films comiques français de ces dernières années. On ne s’ennuie pas et on rit pendant plus d’une heure.