« Post mortem »

« Post mortem »

Damien Deroubaix au Creux de l'Enfer
tête de l'art

Le centre d'art contemporain le Creux de l'Enfer, à Thiers, accueille jusqu'au 29 janvier l'exposition de l'artiste Damien Deroubaix.

Déstabilisantes, dérangeantes et souvent violentes, ses œuvres mêlent des références de l'art (le dadaïsme par exemple), à une esthétique inspirée des cultures métal et grindocre (Napalm Death, Carcass)... « L'artiste décortique une culture dominante, compulsive, mercatique, sexy et mortifère – images de kalachnikov, squelette ou pinup girl », explique Frédéric Bouglé, le commissaire de l'exposition Thiernoise. Sur le thème de l'enfer, Damien Deroubaix prépare donc « une grande fresque en œuvre de musée ». « C’est par la traversée d’une haute cloison de bois encrée d’un noir profond, percée de sept portes, que le visiteur accédera à une grande fresque picturale d’environ 4,5m  de haut par 6,10m de long, surplombée de la grande poulie de l’ancienne usine », poursuit le commissaire. Né à Lille en 1972, Damien Deroubaix est diplômé de l'école des Beaux-Arts de Saint-Étienne et de l'école de Karlsruhe, en Allemagne. En 2004, il s'installe à Berlin, où il parfait sa technique et l'un de ses thèmes de prédilection, le « memento mori », avec des têtes de morts et des ossements. Là, il atteint une reconnaissance sur la scène européenne. Rentré en France une dizaine d'années plus tard, Damien Deroubaix vit et travaille aujourd'hui à Meisenthal, en Moselle.

Info+ 

Jusqu'au 29 janvier
Creux de l'enfer – Thiers
Entrée libre