Sémaphore en chanson

Sémaphore en chanson

huis clos

Novembre, c’est évidemment le mois de la chanson à Cébazat avec le festival Sémaphore en Chanson ! À l’aube d’une 19e édition pleine de « surprises », nous avons posé quelques questions à Jacques Madebène, directeur de Sémaphore… et de son festival en Chanson. 

 

Cette année encore, le mois de novembre sera bercé par les échos musicaux du Sémaphore en Chanson. Revenons tout d’abord quelques années en arrière : il y a 19 ans surgissait la première édition du festival. Comment cette aventure est-elle née ?

Sémaphore a été inauguré en janvier 1998. Au bout d’une saison, nous avons pensé, avec le Maire de l’époque, qu’un temps fort et convivial serait un plus pour la salle de Cébazat. Comme la « Chanson » était une de mes spécialités, nous avons décidé de créer un festival qui au départ était associatif, se déroulait en mars et se nommait « On Connaît la Chanson ». Autour de l’ancien Carrefour de la Chanson de Claude Mercier désormais appelé « Rencontre de la Chanson ». Ensuite, nous nous sommes séparés de l’association. La Mairie a repris l’organisation sous ma direction. Le Festival a basculé en novembre et les Rencontres ont pris le nom de Mathieu Cote, jeune talent de la région lyonnaise, trop vite disparu.

Ce festival, c’est en quelque sorte une seconde saison culturelle réduite à une semaine de festivité. Comment se déroulent la préparation, la programmation et l’organisation d’un tel évènement en plein cœur d’une saison ?

La préparation et la programmation sont confectionnées exactement comme la Saison, souvent plus d’un an à l’avance, en étant présent sur les principaux Festivals organisés par mes collègues et amis (Pause Guitare à Albi ; Musicalarue à Luxey ; Printival à Pézenas ; Fédéchanson à Paris ; et au Québec Tadoussac ; Petite Vallée et Granby). C’est sur ces festivals que je repère les nouveaux talents. Après il faut être régulièrement en contact avec les producteurs pour avoir connaissance des nouveaux projets et des sorties d’album et surtout avoir l’exclusivité de certains artistes.

Vous présentez « le Sémaphore en Chanson » en mentionnant « un festival resserré » et sans « Rencards Studieux ». Pourquoi ce nouveau format et l’absence de ces « rencards » ?

Cette année en effet, place aux concerts. Nous sommes en pleine réflexion avec Philippe Albaret du Studio des Variétés pour reformuler l’organisation du Rencart Studieux en 2019, afin de travailler toute l’année sur le repérage et l’accompagnement des artistes locaux, en partenariat avec Imago, les studios de Clermont Métropole implantés à Cébazat. Le Festival fait cette année une large place aux artistes de la Région avec MPL, Yvan Marc, Belfour.

Un nouveau chapiteau vient également compléter le rang des nouveautés : l’IGLOO. Quelques mots sur ce nouvel outil et pourquoi l’introduire seulement un an après avoir changé le précédent chapiteau ?

Personnellement j’ai adoré l’Étoile Rouge, pour sa décoration très années 60, pour son ambiance… mais malheureusement, c’était très difficile à chauffer. Et en novembre il fait parfois froid. Alors Yann, notre régisseur, a trouvé ce nouveau chapiteau, construit au Canada… le froid, ils connaissent !

Depuis 3 ans, un artiste parrain est affilié au festival. Après le sympathique Guillaume Farley, c’est autour de la chanteuse québécoise Gaële d’accompagner le festival. En quoi consiste le rôle d’un parrain ou d’une marraine pour Sémaphore en Chanson ?

Pour succéder à Jules, à Mathieu Lippé, à Guillaume, il fallait une artiste féminine ! Gaële vient elle aussi du Québec. C’est une fidèle de notre festival, nous connaissons bien son talent et sa bonne humeur. Elle va être le fil rouge de la manifestation : concert d’ouverture le 9, présentation des concerts toute la semaine, présidence du Jury des Rencontres…

Le 9 novembre, jour d’ouverture du festival, l’UNAC et l’association La Bohème se joignent à vous afin d’organiser une rencontre autour de l’auteur, des dispositifs d’accompagnement et la construction d’une carrière. Quel est l’objectif d’une telle rencontre ?

L’UNAC (Union National des Auteurs-Compositeurs) est un nouveau partenaire du Festival. Le 9 novembre, nous organisons une journée d’information pour les artistes de la région, en présentant les différents dispositifs d’accompagnement avec les représentants de la Drac, de la Métropole… Souvent ces dispositifs sont mal connus ou même pas du tout connus.

L’année prochaine représente une belle étape pour le festival qui fêtera son 20e anniversaire : un évènement (encore plus) exceptionnel en perspective ?

La 19e édition est déjà un bel évènement ! La 20e sera aussi bien. Je pense que nous ferons une journée consacrée aux principaux prix des Rencontres, mais il y aura quelques belles surprises…

Le ou les rendez-vous à ne pas manquer lors de cette 19e édition ?

Pour moi, il ne faut absolument pas rater les nouveaux talents ! Je pense à MPL (les préférés de l’équipe) qui vont ouvrir le festival sous le chapiteau le 9 novembre à 18h30, à Tim Dup, à Phanee de Pool qui vient de Suisse, à Joey Robin Haché qui vient d’Acadie, à Gael Faure, à Mathieu des Longchamps qui vient du Québec. Et bien sûr nous accueillons le nouveau projet de Cali sur Léo Ferré, le concert exceptionnel de Melvil Poupaud et Benjamin Biolay, de Stacey Kent, grande chanteuse de jazz, qui a accepté, pour la clôture, de présenter un répertoire de reprises de chansons françaises (Ferré, Nino Ferrer, Gainsbourg…).

Pour conclure, nous laisserons parler notre curiosité : lors de la clôture, après le concert de Stacey Kent, le public aura le droit à une « surprise » au Bar du Sémaphore… Un petit indice ?

L’an dernier, le public a chanté jusqu’à 4h du matin au Bar du Sémaphore ! Cette année encore, on prépare une belle fête de fin de Festival mais c’est une vraie surprise… je suis le seul au courant !

Propos recueillis par Vicenzo Caruso. Novembre 2018

Info+ 

► Du 9 au 16 novembre • Sémaphore (Cébazat) • www.semaphore-cebazat.fr