La Forme de l’Eau

La Forme de l’Eau

Amour indicible
pop corn

L’amour n’a pas de limite. D’autant plus au cinéma. Et davantage lorsque Guillermo Del Toro nous conte une histoire « d’amour ». Multi-oscarisée, La Forme de l’Eau est une romance comme on a l’habitude d’en voir… racontée et montrée différemment : est-ce que cela suffit ? Verdict.

Oui ! Comparée à tort avec le conte de La Belle et la Bête, la nouvelle œuvre de Guillermo Del Toro, La Forme de l’Eau, c’est un petit peu plus que cela : beaucoup plus d’ailleurs. À travers un univers fantastique splendide, terrain de jeu favori du réalisateur, rythmé par une musique immersive (également oscarisée), l’imagination du Mexicain se met au service d’un romantisme d’un nouveau genre, loin de l’anthropomorphisme et du sentiment de rédemption évoqué à travers le conte de la Belle et la Bête. Grâce à de superbes décors, Del Toro nous plonge en pleine Guerre Froide, au sein d’un contexte de course à l’armement entretenue par les USA et l’URSS. Ce tableau permet au réalisateur de mettre en image la bêtise de l’homme (dans toute sa splendeur), son ego et finalement son inhumanité. Cette première image est contrastée par l’histoire dans l’Histoire : celle de l’espoir, d’une humanité finalement détaché de sa propre condition « humaine » et qui ne craint pas la différence. Une véritable leçon dans un contexte malheureusement toujours d’actualité. Les personnages sont très bien interprétés (aussi bien les « bons » que les « mauvais »), c’est drôle (Octavia Spencer est géniale) et c’est beau. Que demander de plus ?

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